Le coeur d’un mentor
L’apôtre Paul était assis dans une cellule de prison à peine éclairée, sachant que bientôt, plus tôt que plus tard, le sabre du bourreau s’élancerait dans les airs et il serait propulsé dans l’éternité. Il n’aurait plus à voir Jésus à travers un verre foncé; il le verrait alors face à face… Il serait enfin chez-lui.
Sa vie avait été intense et remplie d’aventures. Après une carrière académique brillante en tant qu’intellectuel juif, il avait été arrêté par le Seigneur Jésus lui-même dans une rencontre dramatique sur la route de Damas. Cela l’avait tout bonnement largué dans un ministère interculturel, des expériences mystiques avec le Seigneur et des batailles de mots avec les Pharisiens quand ce n’était pas avec des collègues du ministère de l’Église. Quelle vie époustouflante il avait eu! Mais la fin s’annonçait proche pour lui. Il lui restait toutefois une lettre à écrire. Donc, de la plume au parchemin, Paul, le mentor, parla à cœur ouvert à Timothée, son disciple.
À chaque fois que Paul priait, la figure de Timothée s’imposait à lui. Ils avaient voyagé des centaines de kilomètres géographiques ensemble en conversant et le simple fait de penser à lui lui faisait monter une boule dans la gorge. La dernière fois qu’ils s’étaient dits au revoir, Timothée, qui était devenu un associé missionnaire mature et éprouvé, avait sangloté. Comme il le manquait et combien il avait de la peine pour lui.
Le coeur de Paul était lourd parce qu’il semblait que l’enthousiasme de Timothée pour son rôle, dans ce que Dieu était en train de faire, semblait avoir commencé à s’épuiser. Sa motivation pour atteindre les gens était chancelante. Il n’était plus lui-même; sa passion, qui avait déjà brûlé si ardemment n’était plus que des braises, des charbons incandescents en voie de devenir des cendres froides. (Les charbons ardents sont parfaits pour des « Kum-Ba-Ya », pour faire des feux et y rôtir des guimauves, mais ils ne projettent pas beaucoup de lumière sur les ombres ténébreuses!)
La deuxième lettre de Paul à Timothée est une lettre cœur à cœur d’un mentor pour ranimer la passion. La mise est importante puisque Timothée est la seule personne sur qui Paul peut compter pour porter le ministère d’Asie à son prochain niveau. Il ouvre donc son cœur en fournissant une image à Timothée. « Ranime la flamme du don de Dieu qui est en toi! » (2 Timothée 1.6). Le vieux guerrier lui-même avait sûrement connu des périodes de découragement et de distraction, des conditions qui enrobent l’apathie autour du cœur d’une personne. Cette lettre remplie d’inquiétude profonde pour un de ses plus chers collègues et le plus proche de ses jeunes amis nous offre un exemple classique de l’approche multidimensionnelle d’un mentor efficace pour lancer un défi contre l’apathie et ranimer les flammes du cœur, surtout un cœur qui est tenté de demeurer douillettement dans une communauté confortable de charbons et de tout simplement « briller pour Jésus ».
Peut-être que vous trouverez la lettre de Paul utile pour ranimer la flamme dans votre cœur. (Je trouve que le fait de lire les deux lettres de Paul à Timothée en une seule lecture sont aussi utiles quand la vie a besoin d’une mise au point.) Il est important de se rappeler toutefois qu’il ne crie pas après Timothée en utilisant des lettres majuscules, en soulignant des mots et en utilisant des points d’exclamation. Il a une boule dans la gorge et, sous l’onction du Saint-Esprit et il s’adresse à son plus jeune ami qu’il aime. Voici ce que Paul présente à Timothée.
1. Souviens-toi qu’il y a des personnes qui t’aiment, qui croient en toi et qui n’ont cessé de prier pour toi depuis des années. Qui, entre autres? … comme moi, tout le temps, et comme des membres de ta famille. (2 Timothée 1.3-5)
2. Souviens-toi que Dieu t’a doué d’une façon unique. Il ne s’agit pas des autres et de leurs dons; tu connais tes propres dons. Demeure centré sur ces dons et laisse-les s’embraser! (V. 6)
3. La peur, sous quelque forme que ce soit, excepté la crainte de Dieu, qui est une sainte révérence, n’est pas de Dieu. Son Esprit a rempli ton esprit de force, d’amour et de maîtrise de soi. Je sais que tu possèdes cela; je l’ai vu. Libère ces dons à nouveau puisque quand ils se déversent, Jésus brille, il se manifeste à travers ce que tu es. (V. 7)
4. N’essaie pas de porter tout le fardeau du ministère tout seul. Tu n’en serais pas capable. Crois profondément en la grâce et tu ne t’inquièteras pas de ce que les autres pensent. Tu auras la perspective de Dieu sur la souffrance. Souffrir n’est pas la pire chose qui puisse t’arriver, ni la mort. En fait, les deux font partie de l’expérience chrétienne. Ce qui serait pire, ce serait de perdre ta passion. (V. 8-12)
5. N’oublie pas les vérités primordiales de l’Évangile que je t’ai expliquées, que tu m’as vu vivre et que tu m’as entendu enseigner. Ne te contente pas de laisser tourner des idées dans ta tête. Conserve ces choses dans ton cœur où le Saint-Esprit peut continuer d’insuffler de la vie, de même qu’en toi. (V. 13-14)
6. Ne te laisse pas distraire par les mauvais choix que les autres font. Demeure centré sur Dieu. Reconnais les personnes surprenantes que Dieu t’envoie pour t’encourager et reçois ce qu’ils te donnent alors qu’ils marchent avec toi.
Fin du Chapitre 1. Assez fort, n’est-ce pas? Continuez de lire les chapitres 2 à 4 ou l’intensité augmente.
S’il y a parmi vous des personnes qui ont des dons qui doivent être ranimés en flammes, j’espère que vous lisez ceci et que vous le recevez.
Y a-t-il parmi vous, dans votre sphère d’influence (qui est peut-être même plus âgé que vous) et qui est en train de perdre son « feu »? Dieu veut peut-être vous utiliser comme mentor pour marcher avec eux et leur parler au sujet de leur vie. Élevez-les à Dieu en prière et écoutez ce que l’Esprit stimule dans votre Coeur. Quand vous aurez compris et que le moment sera le bon, laissez votre amour se déverser, et humblement, commencez à marcher et à écouter, puis éventuellement à parler avec eux.
Le révérend Keith Elford est l’évêque de L’Église méthodiste libre au Canada
Sa vie avait été intense et remplie d’aventures. Après une carrière académique brillante en tant qu’intellectuel juif, il avait été arrêté par le Seigneur Jésus lui-même dans une rencontre dramatique sur la route de Damas. Cela l’avait tout bonnement largué dans un ministère interculturel, des expériences mystiques avec le Seigneur et des batailles de mots avec les Pharisiens quand ce n’était pas avec des collègues du ministère de l’Église. Quelle vie époustouflante il avait eu! Mais la fin s’annonçait proche pour lui. Il lui restait toutefois une lettre à écrire. Donc, de la plume au parchemin, Paul, le mentor, parla à cœur ouvert à Timothée, son disciple.
À chaque fois que Paul priait, la figure de Timothée s’imposait à lui. Ils avaient voyagé des centaines de kilomètres géographiques ensemble en conversant et le simple fait de penser à lui lui faisait monter une boule dans la gorge. La dernière fois qu’ils s’étaient dits au revoir, Timothée, qui était devenu un associé missionnaire mature et éprouvé, avait sangloté. Comme il le manquait et combien il avait de la peine pour lui.
Le coeur de Paul était lourd parce qu’il semblait que l’enthousiasme de Timothée pour son rôle, dans ce que Dieu était en train de faire, semblait avoir commencé à s’épuiser. Sa motivation pour atteindre les gens était chancelante. Il n’était plus lui-même; sa passion, qui avait déjà brûlé si ardemment n’était plus que des braises, des charbons incandescents en voie de devenir des cendres froides. (Les charbons ardents sont parfaits pour des « Kum-Ba-Ya », pour faire des feux et y rôtir des guimauves, mais ils ne projettent pas beaucoup de lumière sur les ombres ténébreuses!)
La deuxième lettre de Paul à Timothée est une lettre cœur à cœur d’un mentor pour ranimer la passion. La mise est importante puisque Timothée est la seule personne sur qui Paul peut compter pour porter le ministère d’Asie à son prochain niveau. Il ouvre donc son cœur en fournissant une image à Timothée. « Ranime la flamme du don de Dieu qui est en toi! » (2 Timothée 1.6). Le vieux guerrier lui-même avait sûrement connu des périodes de découragement et de distraction, des conditions qui enrobent l’apathie autour du cœur d’une personne. Cette lettre remplie d’inquiétude profonde pour un de ses plus chers collègues et le plus proche de ses jeunes amis nous offre un exemple classique de l’approche multidimensionnelle d’un mentor efficace pour lancer un défi contre l’apathie et ranimer les flammes du cœur, surtout un cœur qui est tenté de demeurer douillettement dans une communauté confortable de charbons et de tout simplement « briller pour Jésus ».
Peut-être que vous trouverez la lettre de Paul utile pour ranimer la flamme dans votre cœur. (Je trouve que le fait de lire les deux lettres de Paul à Timothée en une seule lecture sont aussi utiles quand la vie a besoin d’une mise au point.) Il est important de se rappeler toutefois qu’il ne crie pas après Timothée en utilisant des lettres majuscules, en soulignant des mots et en utilisant des points d’exclamation. Il a une boule dans la gorge et, sous l’onction du Saint-Esprit et il s’adresse à son plus jeune ami qu’il aime. Voici ce que Paul présente à Timothée.
1. Souviens-toi qu’il y a des personnes qui t’aiment, qui croient en toi et qui n’ont cessé de prier pour toi depuis des années. Qui, entre autres? … comme moi, tout le temps, et comme des membres de ta famille. (2 Timothée 1.3-5)
2. Souviens-toi que Dieu t’a doué d’une façon unique. Il ne s’agit pas des autres et de leurs dons; tu connais tes propres dons. Demeure centré sur ces dons et laisse-les s’embraser! (V. 6)
3. La peur, sous quelque forme que ce soit, excepté la crainte de Dieu, qui est une sainte révérence, n’est pas de Dieu. Son Esprit a rempli ton esprit de force, d’amour et de maîtrise de soi. Je sais que tu possèdes cela; je l’ai vu. Libère ces dons à nouveau puisque quand ils se déversent, Jésus brille, il se manifeste à travers ce que tu es. (V. 7)
4. N’essaie pas de porter tout le fardeau du ministère tout seul. Tu n’en serais pas capable. Crois profondément en la grâce et tu ne t’inquièteras pas de ce que les autres pensent. Tu auras la perspective de Dieu sur la souffrance. Souffrir n’est pas la pire chose qui puisse t’arriver, ni la mort. En fait, les deux font partie de l’expérience chrétienne. Ce qui serait pire, ce serait de perdre ta passion. (V. 8-12)
5. N’oublie pas les vérités primordiales de l’Évangile que je t’ai expliquées, que tu m’as vu vivre et que tu m’as entendu enseigner. Ne te contente pas de laisser tourner des idées dans ta tête. Conserve ces choses dans ton cœur où le Saint-Esprit peut continuer d’insuffler de la vie, de même qu’en toi. (V. 13-14)
6. Ne te laisse pas distraire par les mauvais choix que les autres font. Demeure centré sur Dieu. Reconnais les personnes surprenantes que Dieu t’envoie pour t’encourager et reçois ce qu’ils te donnent alors qu’ils marchent avec toi.
Fin du Chapitre 1. Assez fort, n’est-ce pas? Continuez de lire les chapitres 2 à 4 ou l’intensité augmente.
S’il y a parmi vous des personnes qui ont des dons qui doivent être ranimés en flammes, j’espère que vous lisez ceci et que vous le recevez.
Y a-t-il parmi vous, dans votre sphère d’influence (qui est peut-être même plus âgé que vous) et qui est en train de perdre son « feu »? Dieu veut peut-être vous utiliser comme mentor pour marcher avec eux et leur parler au sujet de leur vie. Élevez-les à Dieu en prière et écoutez ce que l’Esprit stimule dans votre Coeur. Quand vous aurez compris et que le moment sera le bon, laissez votre amour se déverser, et humblement, commencez à marcher et à écouter, puis éventuellement à parler avec eux.
Le révérend Keith Elford est l’évêque de L’Église méthodiste libre au Canada

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